Les débats sur les accommodements raisonnables amènent plusieurs discussions sur l’immigration. De plus en plus de Québécois trouvent que le Québec a atteint son quota d’immigrant et doit maintenant la limiter. Il est vrai que si l’on compare le Québec d’aujourd’hui avec celui d’il y a 30 ans, il est beaucoup plus multiculturelle, mais le sommes-nous par rapport au reste du Canada ? En premier lieu, je vais centrer sur la région métropolitaine de Montréal pour la simple et unique raison que le reste du Québec n’a pratiquement aucun immigrant.
En ce référant au rapport sur le recencement de 2001 (les chiffes de celui de 2006 ne sont malheureusement pas encore disponible) Montréal comptait 644 900 immigrants et sur ce nombre 453 700 faisait parti de minorité ethnique, ce qui veut dire qu’environs 13.08 % de sa population était d’une origine autre qu’européenne.
Lorsqu’on regarde Toronto, il y aurait 2 114 400 immigrant et sur cela 1 752 600 était issus de minorité visible pour un total de 36,53 % de la population faisait parti d’une minorité visible.
Vancouver, avec moins du 2/3 de la population montréalaise compte 772 300 immigrant, et la dessus 740 700 était issus de minorité visible ce qui veut dire que 36,36 % de la population était membre de minorité visible.
Enfin, Calgary comptait 202 800 immigrant et sur ce nombre 165 800 était membre de minorité ethnique ce qui veut dire 17,19 %.
Selon le rapport basé sur le recensement les régions métropolitaine de Vancouver et de Toronto serait même composer à 50 % de minorité ethnique en 2017 un chiffre que Montréal serait loin d’atteindre avec environs 20 %.
Je pourrais continuer ce décompte avec Ottawa, Edmonton qui avait aussi des pourcentages supérieurs à Montréal en 2001 et avec l’immigration actuel, cet écart devrait continuer à ce creuser. Lorsqu’on regarde le nombre d’immigrant reçu, selon institue de la statistique du Québec, le Québec à reçu 44 693 immigrants, par contre il faudrait aussi tenir compte de l’émigration. Lorsque l’on tien compte de cela, le Québec à eu un accroissement en 2006 de 37 679 personne grâce à l’immigration, alors que l’Ontario à eu 103 445 d’accroissement grâce au solde migratoire, la Colombie-Britannique de 36 224 et l’Alberta de 22 971 personne. Il ne faut pas oublier que la Colombie-Britannique et l’Alberta compte une population de beaucoup inférieur à celle du Québec.
En ce comparant, l’on peut voir que le Québec est loin d’être aussi multiculturelle que l’on semble le dire. Vous allez dire qu’est-ce que cela change. Tout le monde sait que le Québec est présentement une société vieillissante. Les sociétés vieillissantes réussissent rarement à être aussi compétitive que celle plus jeune. De plus, cela pourrait créer une pénurie de main-d’œuvre et contrairement à ce qu’on laisse entendre, une compagnie qui ne trouve pas de main d’œuvre ira s’installer ailleurs. Il ne faut pas oublier aussi le poids que le Québec aura au sein du Canada, nous serons de plus en plus marginalisé comme province. Enfin, avec des infrastructures vieillissantes, et une énorme dette, ainsi que des millions de personne à la retraite qui recevront pension, nous aurons besoin de payeur de taxe pour maintenir nos services et notre qualité de vie.
Recevoir plus d’immigrant est une chose, mais il faut aussi avoir une immigration de qualité. Il faut changer la perception des Québécois que l’immigration est automatique un réfugié venant améliorer sa vie ici. Le Québec, comme toute société occidental aura sa part à recevoir pour les réfugiés et le regroupement familiale. Il devra par contre centrer son immigration sur l’immigration économique, c’est-à-dire celle qui apporte des cerveaux et de l’investissement.
Présentement, plusieurs facteurs jouent contre nous pour ce type d’immigration. Premièrement, étant une société francophone dans un environnement anglophone et dans un monde ou la première langue apprise après sa langue d’origine est l’anglais, nous allons devoir convaincre ces gens que venir au Québec vaut la peine et sera avantageux pour eux même s’ils doivent apprendre le français, une langue ou bien souvent ils n’ont aucune base.
Un des premiers moyens serait de pouvoir montrer à ces nouveaux immigrants que leur enfant auront la chance d’apprendre en plus du français, l’anglais dans nos écoles (voir le texte précédant) ce qui en fera des citoyens prêt vivre dans la mondialisation. Il faudra aussi revoir notre fiscalité qui, étant plus élevé que nos voisins ne rend pas très attirant le Québec à quelqu’un qui à les moyens de choisir ou il va, et alors que nos infrastructures sont loin d’être aussi bonne que celle de nos voisins. Pour ceux qui ont une formation professionnelle, revoir nos ordres professionnels qui trop souvent décourage des néo-québécois et les fait fuir vers une autre province. Il faudra revoir le code du travail qui favorise beaucoup trop le syndicat, ce qui fait peur a beaucoup d’investisseur au Québec.
Il faudrait aussi revoir certaines conditions d’immigration au Québec, pendant longtemps nous avons ciblé la langue comme une des causes favorables, mais nous voyons aujourd’hui que ce n’est pas nécessairement vrai. Les peuples sud-américains, bien que n’ayant pas nécessairement la maîtrise du français, parle une langue proche de la notre et viennent d’une culture similaire à la notre. De plus, à voir le développement de l’Asie et l’impact que ces communautés peuvent avoir sur les développements de Toronto et Vancouver, il ne pourrait pas être mauvais d’avoir une main d’œuvre compétente venant de ces régions pour éventuellement tissé de fort lien et en profiter.
Dans le contexte de mondialisation, nous aurons à combattre le monde entiers pour notre immigration économique, par exemple, si nous voulons que le meilleurs diplômés d’inde en informatique vienne s’installer ici et non à Silicon valley nous allons devoir lui offrir plus que ce que la Californie peut lui offrir ce qui n’est pas facile mais sera un bon défi.
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3 commentaires:
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Petite correction à ce texte que je trouve certainement excellent: les autres régions du Canada ont une composition ethnique plus diversifiée que le Québec.
Sinon à part ça, c'est sûr qu'en accueillant des immigrants sans tenir compte de la maîtrise du français, on peut deviner qu'en vivant en-dehors de Montréal, ils pourront apprendre le français assez facilement de toute façon.
Deuxièmement, pour ce qui est de l'enseignement de l'anglais, je crois que le problème au Québec réside dans le fait que les exigences gouvernementales sont très peu serrées en ce qui a trait aux embauches comme me l'a fait observer un cousin (dûment diplômé pour le faire) qui enseigne l'anglais au primaire.
C'est sur la région de recensement métropolitaine 13 % d'immigrants. Ce qui a d'une composition ethnique diversifiée est le centre et l'ouest de l'île de Montréal surtout. Les couronnes sont assez homogènes francophones blanches. Mais en effet, le Québec est loin d'être d'une hétérogénéité frappante. C'est malheureux, pour Montréal comme pour le reste du Québec. Sur l'île de Montréal beaucoup ne se trouvent pas d'emploi alors que le déclin démographique provoquera des manques de main d'oeuvre partout ailleurs. En plus je pense que l'intégration se ferait mieux si Montréal n'était pas la seule cible principale. Bordel quelqu'un peut m'expliquer ce qui fait que Québec n'est pas capable de faire ce que l'on fait à Montréal, ou plutôt ce qui repousse les immigrants d'aller vers Québec en grand nombre?
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